)))  THE WORLD
        
  de JIA Zhang-Ke                 

 

  • Drame - 2005 - Chine/Japon/Pays-Bas - durée: 2h19 (+89' de bonus)
  • Sortie à la Vente en DVD le 22 Novembre 2006
    Editions MK2 - Collection Cinéma Découvertes
  • DOUBLE DVD
  • Prix de vente conseillé : 15,99€

SYNOPSIS

Bienvenue au parc « The World ». Ici en une journée, sans quitter la banlieue de Pékin, les visiteurs peuvent découvrir les monuments les plus célèbres du monde. Tao, une jeune danseuse, se produit tous les jours dans des spectacles devant les répliques du Taj Mahal, de la Tour Eiffel, de la place St Mark ou de Big Ben. Elle a quitté les provinces du Nord quelques années plus tôt, avec son petit ami Taisheng, qui travaille comme garde de sécurité du parc. A un moment crucial de leur relation, Taisheng est attiré par Qun, une jeune styliste.

 
POINT DE VUE

Produit par Office Kitano, la société de production du célèbre réalisateur du même nom, The World (ou sous son autre titre Fin de rêve) est une œuvre forte qui parle d’un pays en voie de mutation, en l’occurrence la Chine, et ce avec une approche totalement originale dans son propos.
Le cinéaste chinois Jia Zhang-Ke dont c'est ici le quatrième opus - et le premier a avoir obtenu l’autorisation officielle de diffusion sur place - a choisi de tourner ce nouveau long métrage entièrement en vidéo numérique HD. Et ceci est un choix judicieux pour un format que l’on pensait jusque-là cantonné au cinéma européen de Lars Von Trier ou aux dernières oeuvres de l'américain Michael Mann. En effet, ce format apporte à l’image une authenticité que n’offre pas la pellicule, l’argentique offrant davantage de recul par rapport au réel. Tout le film est ainsi baigné dans une image proche du documentaire, mis à part quelques inserts en animation assez surprenants. Ce style est en adéquation totale avec l’œuvre, car "le monde " de The World est surtout celui vu à travers les yeux de la Chine par le vecteur d’un bien singulier parc d’attraction (Parc qui existe réellement sous le nom de «
The World Park» situé au sud de Pékin) permettant aux visiteurs de voyager à pied dans les principaux sites touristiques du globe, ou de faire le tour du monde en quinze minutes chrono dans une sorte de métro aérien tout en restant au même endroit. On peut penser avec cynisme que le film a exceptionnellement été autorisé par le gouvernement chinois parce qu'il fait la publicité à «Word Park». Une brève et étrange séquence soutient d’ailleurs cette idée, en incrustant sur l’image d’un faux sphinx d’Egypte, l’adresse du site internet officiel du parc d’attraction, paradoxe total pour un film censé en dénoncer le propos ! Faut-il y voir le signe d’une plus grande ouverture d’esprit de la part du régime officiel pour le cinéma ou s’agit-il de l’ultime concession d’un cinéaste risquant de voir une nouvelle fois son œuvre censurée ? La question reste posée.

Le sujet, qui pourrait être celui d’un film de science-fiction à la Mondwest de Michael Crichton, est ici utilisé pour parler du regard de la Chine d’aujourd’hui sur le monde entier. En ces temps de mondialisation, il est intéressant de constater que le monde n’y est vu qu’à travers ces principaux symboles architecturaux dont sont habituellement friands les touristes, ainsi Paris avec sa tour Eiffel et son Arc de Triomphe, Manhattan et ses deux Tours que l’Amérique a perdu le 11 septembre mais que la Chine a gardé comme l’annonce fièrement un des gardiens du parc. On pourrait ainsi faire la liste de ce parc-monde qui expose aux yeux des visiteurs un univers de cartes postales kitches, plutôt pauvre et simplifié à l’extrême. Tao, l'une des protagonistes du film n'est pas dupe, elle a bien compris que le vrai monde n’est pas là et qu’il est de toute autre nature. Malheureusement, ce monde réel lui apparaît désespérément inaccessible, d’autant plus qu’elle ne cesse de l’entrevoir, par la vision du parc, mais surtout par la rencontre avec des travailleurs étrangers.

En cela, le film nous parle d’un pays à la fois enfermé sur lui même et sur ses traditions, et en même temps, tourné vers le monde extérieur et la modernité. C ’est ce paradoxe qui fascine dans ce film à l’ambiance lente et planante. Le parc est le symbole de ce paradoxe, un monde dictatorial qui, à la fois, enferme et ouvre le regard du visiteur sur l’extérieur, mais un extérieur choisi et déformé aux goûts de ceux qui l’ont crée. Une scène récurrente, assez amusante, montre des visiteurs se faire prendre en photo devant les monuments célèbres à taille réduite. Cela donne un côté vain à cet acte touristique car quelle peut être la vérité et la valeur véridique d’une photo prise devant une Tour Eiffel factice ? Dans cette dimension, The World est un film véritablement passionnant dans ce qu’il dit de la Chine actuelle, pays en proie à un essor économique, décomplexé et inédit par rapport au monde, en même temps que porteur d'une grande misère qu’il tente de cacher.

The World est aussi un film d’amour. Les personnages sont constamment tiraillés entre leurs traditions et l’adaptation à un monde high-tech symbolisé par le téléphone portable, principale véhicule des aspirations de chacun. Lorsque les personnages s’échangent des SMS, le film devient un dessin animé, séquences relativement psychédéliques et décalées qui peuvent être vues comme les aspirations de chacun à vouloir s’évader vers un monde onirique, irréel et naïf. À l'image de cette autre séquence au cours de laquelle une des hôtesses du parc se trouve métamorphosée en héroïne de manga (bien que le style graphique en soit assez éloigné) survolant une Chine entre richesse et pauvreté, modernité et tradition, accompagnée d’une musique électronique et planante. Notons la qualité de la bande originale qui colle parfaitement au film, mélangeant instruments anciens et modernes, ainsi que cette scène de danse au cours de laquelle Tao exécute une danse traditionnelle sur une musique aux accents électroniques, mélange étonnant et déroutant.

The World baigne du début à la fin dans une certaine mélancolie poétique portée par un rythme assez lent et contemplatif (renvoyant d’ailleurs à certains films de son producteur Takeshi Kitano) et se termine in-extrémis sur une note franchement grave, d’une cruauté terrible: un couple de chinois visiblement pauvres, portant l’habit traditionnel du travailleur au service de l’état, symbole d’un passé hélas toujours bien présent. Jia Zhang-Ke donne à voir l’envers du décor d’une Chine qui se veut prospère économiquement. Son film nous éclaire de façon stupéfiante sur le désespoir souterrain qu’abrite ce pays, tout en nous laissant deviner qu’un autre monde plus beau, plus juste et plus libre est possible, et en nous laissant sans voix sur un final qui vaut tous les discours.



Thierry Carteret

   
FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Sélection Officielle - Festival de Venise 2004.
    Grand Prix du Jury - Festival du Film de Vesoul 2005.
    Prix du Meilleur Scénario - Festival du Film Asiatique de Deauville 2005.


    Sortie en salle : 8 Juin 2005
    Réalisation
    : Jia Zhang-ke
    Scénario : Jia Zhang-ke
    Avec:
    Tao : Zhao Tao
    Taisheng : Chen Taisheng
    Xiaowei : Jing Jue
    Niu : Jiang Zhongwei
    Qun : Wang Yiqun

    Producteur : Shozo Ichiyama, Chow Keung, Hengameh Panahi
    Compositeur : Giong Lim
    Image : Yu Lik Wai
    Montage : Kong Jinglei
    Son : Zhang Yang
    Décors : Wu Lizhong
    Distributeur : Ad Vitam
    Editeur DVD
    : MK2 Editions

  •  LE DVD
    1 DVD 9 & 1DVD 5 - PAL - Zone 2 - couleurs - Tous publics
    Durée du DVD1 (Film): 139'
    Durée du DVD2 (Bonus): 89'

    Image & Son :
    Ecran: 16/9
    Image: 2.35
    Son: VO mandarin 5.1

    Sous-titres:
    Français

    Menus: Français



  • BONUS  (89')

    *Made in China (65') - Un documentaire inédit sur les coulisses du tournage
    Un intéressant documentaire nous montrant le tournage du film entrecoupé d’interviews des membres de l’équipe et du réalisateur, ce dernier nous parle notamment de l’état actuel de son pays et des difficultés qu’il a rencontré en tant que cinéaste avec ses premiers films dans le conteste d’une dictature, et les modifications que cela a entraîné depuis que la Chine vit une certaine mutation et une tentative d’ouverture au monde. Le réalisateur évoque aussi son amour pour le cinéma en général, une séquence assez ludique nous le montre d’ailleurs en train de commenter sa collection de dvd piratés (pratique désormais répandue dans ce pays) avec des films tels que La notte de Antonioni ou Mouchette de Bresson. TC


    *
    Le monde selon Jia Zhang Ke (24’)
    Un long entretien avec le cinéaste restant tout le long de l’interview face caméra. L’homme revient sur la genèse de son œuvre et nous éclaire ainsi de manière assez passionnante sur son univers filmique et les thèmes qu’il aborde dans son cinéma. Bref, le genre de supplément qu’il est fort agréable de trouver sur un dvd et qui n’est hélas pas si courant dans cette forme simple et de durée relativement conséquente. TC


    *
    Bande-annonces de la collection Cinéma Découvertes


INTERVIEW DE JIA ZHANG-KE (extraite du dossier de presse)
Dans la grande ville
Mes films précédents étaient tournés dans ma province natale au nord du Shanxi. Depuis 10 ans, je vis à Pékin et j'ai décidé de tourner un film reflétant mes impressions de la vie urbaine. Il y a deux ans, je suis allé rendre visite à mon cousin qui vit toujours dans ma ville natale. Il se sentait terriblement seul car la plupart des jeunes ont quitté la campagne pour travailler dans le sud ou dans les grandes villes où l'économie est meilleure.
Dans le village, restent surtout des vieux et des handicapés. La terre n'est plus exploitée et les rues sont pratiquement désertes. En me posant des questions sur la vie en ville, mon cousin m'a fait penser à la foule des rues. Il est trop difficile d'expliquer ce qui se passe dans une grande ville. J'ai eu le sentiment qu'il fallait que je le montre en faisant un film sur Pékin.

Le reste du monde
Les monuments du parc servent à satisfaire la curiosité des gens pour le reste du monde. Ce parc montre aussi l'impatience des chinois à faire partie d'une culture globale. Je crois que nos impressions du monde sont en fait celles de notre propre vie dans notre environnement. Chacun ne voit que sa propre vie, ne voit les choses que depuis son propre point de vue. Cette chose que nous appelons « le monde » est en fait notre petit coin du monde. Je pensais que le parc donnerait une universalité au film. L'histoire ne serait pas seulement chinoise mais visuellement elle se déroulerait dans différentes parties du monde.

Faux paysages, vrais problèmes
Les paysages du parc sont faux, mais les problèmes des personnages sont vrais.
Les personnages qui vivent et travaillent dans le parc semblent voyager facilement d'un pays à l'autre dans un monde sans frontières. Mais en réalité, ils sont isolés et enfermés dans un monde de répliques miniatures de la tour Eiffel, Manhattan, le Mont Fuji, les Pyramides. Des répliques peuvent être construites contrairement aux vies, aux sociétés et aux traditions. Les personnages dans « The World » doivent faire face à leurs douleurs passées. Une globalisation exacerbée ne réduira pas le faussé créé par l'histoire, ni les complications entraînées par notre réveil.

Une urbanisation accélérée
Les 10 ans qui viennent de s'écouler ont été les plus violents en terme d'urbanisation sur le sol chinois. Les jeux olympiques de 2008 ont encore plus accéléré cette urbanisation. La ville est devenue un chantier géant, un centre commercial, un parking. Les contacts humains changent énormément en période de boom économique. Des clivages sociaux sont créés entre des populations aux revenus différents, surtout entre les villes et la campagne. L'idée moderne du développement personnel n'est trouvé que dans les grandes villes. Le plus est que les loisirs ont trouvé leur place et leur clientèle. D'un autre coté, des milliers d'emplois ont été perdus. Les gratte-ciel poussent comme des champignons, mais les corps humains s'abiment à la même vitesse. Les travailleurs qui débarquent de la campagne sacrifient leur santé voire leurs vies.

Le surréalisme devient réalité
J'ai de plus en plus l'impression que le surréalisme est devenu la réalité à Pékin. C'est ce que j'ai gardé à l'esprit sur le tournage de « The World ». A cause de l'urbanisation, je crois que la ville a perdu toute notion de différence entre le jour et la nuit, les quatre saisons. Nous avons gagné en rapidité en perdant en lenteur. C'est le même constat dans toutes les grandes villes de Chine. Ceci m'a conduit à réfléchir à nos connections au monde virtuel. D'un mot à l'autre, d'une personne à une autre. Des relations aussi bien libres que restreintes, profondes et superficielles. Toute la gamme de notre vision du monde.

Les télémessages
Le SMS est l'outil de communication préféré des jeunes. Ils l'utilisent pour se saluer, donner des rendez vous et même pour se dire des choses qu'ils n'oseraient pas dire face à face. Je crois que le fait d'insérer ces messages dans le film m'a donné la chance de travailler un petit peu comme les réalisateurs de films muets. Ces cartons peuvent être vus comme une voix intérieure ou comme un mot de passe pour faire évoluer l'histoire. Nous vivons à l'âge du digital, qui est très important dans le domaine de la communication et bien d'autres, tout comme le format utilisé pour la réalisation de « The World ».

L'expression silencieuse de sentiments profonds
Mes films ont toujours des scènes de représentations scéniques. La scène est toujours présente. Je suis très attaché à ce mode de vie car, lorsque j'étais au lycée, j'ai voyagé avec une troupe de théâtre. « The World » comporte des éléments d'une comédie
musicale, mais ce n'en est pas une. Les shows sont liés aux changements d'état d'esprit des personnages et à leurs expériences quotidiennes. Pour moi, la danse est l'expression silencieuse de sentiments profonds. Dans « The World », les personnages principaux font face à une souffrance inexprimable dans le langage parlé. Ils doivent faire appel au langage gestuel. J'ai créé des espaces d'expression silencieuse pour eux. Dans le numéro de danse dans la neige, Tao ne dit pas un mot, mais le public peut partager ses sentiments. L'expression est importante, le silence l'est aussi.

Le fond musical
La musique originale du film a été composée par un musicien taïwanais, Giong Lim. Il a composé les musiques de « Goodbye South Goodbye » et de « Millenium Mambo » de Hou Hsia-Hsien. Dans mes films précédents je n'ai jamais utilisé de longs morceaux, mais pour « The World » j'ai pensé à la musique électronique de Giong Lim. Le monde artificiel du parc, la solitude qui se dégage du film et les nuits silencieuses semblaient réclamer de la musique. Les scènes de danse sont aussi accompagnées par la musique de Giong Lim.
Ces luxueux, mais tristes, numéros de danse signifient la réelle vacuité des vies de Tao et de ses amis. Le poids de la vie s'efface quand il est confronté à la douce légèreté de la danse et de la musique.

La vie intérieure de Tao animée
Les séquences d'animation montrent le monde virtuel qui devient la vie intérieure de Tao. Beaucoup de jeunes se tournent vers le web ou les mondes virtuels créés par les jeux video.
Ce sont des mondes non physiques qui ne peuvent pas être ignorés.Ca et là ils se connectent avec le monde réel. Je voulais créer l'atmosphère d'un âge digital asiatique en combinant des séquences animées avec des SMS et de la musique électronique.

Aucun changement dans le processus créatif
« The World » est mon premier film réalisé avec l'accord de l'Etat. A partir de 2004, l'interdiction gouvernementale de 5 ans contre mes films a été levée. Le bureau d'Etat du film a aussi annoncé de nouvelles réformes progressistes. Cette atmosphère plus relaxée dans le cinéma Chinois est le résultat de 10 ans de travail de la part des réalisateurs indépendants. Le gouvernement chinois, le public et les media essaient tous de comprendre et d'accueillir des projets de « l'extérieur » dans le système officiel. En ce qui me concerne, l'accord gouvernemental n'a pas changé mon processus créatif. Mon principe de base en tant que réalisateur est resté le même : protéger l'indépendance de ma réflexion sur la société et les gens. Que je tourne librement ou en secret, mon travail ne peut pas être influencé, car durant le tournage je suis un réalisateur et rien d'autre.

Atteindre librement le public chinois
Le plus grand changement avec l'accord gouvernemental est que « The World » sera mon premier film autorisé à la distribution en Chine. Il sera sorti avec l'aide du studio d'Etat Shanghai Film. J'ai attendu 7 ans pour ce moment. Mes 3 précédents films, « Xiao Wu Pickpocket », « Platform » et « Plaisirs Inconnus » n'ont pas reçu l'autorisation d'être projetés au public. Ils ont circulé en DVD pirates. J'ai voyagé dans toutes les grandes villes de Chine pour assister à des projections privées, généralement dans des cafés ou des universités. Mais à présent mes films peuvent librement atteindre le public chinois, maintenant les gens pourront voir mes films en salles.

Le World Parc
Situé dans le Fengtai dans la région de Pékin à 16 kilomètres de la ville, le World Parc présentent 106 monuments célèbres de 14 pays et régions du monde. Le parc couvre 46,7 hectares et se divise en 2 parties : la partie des monuments en miniature est organisée selon la position de chaque pays sur la carte et un espace de shopping, restauration et spectacles. La zone des spectacles est située dans un village international caractérisé par des immeubles de style américain et européen. Les touristes peuvent prendre un train électrique ou un bateau pour traverser le parc et ainsi simuler un voyage autour du monde. Le parc présente la plupart des sites les plus remarquables dans le monde. Parmi ceux-ci, la tour de Pise, la grande Pyramide d'Egypte et la tour Eiffel. Une grande attention a été apportée aux matériaux afin qu'ils soient le plus proches possible des monuments originaux. Par exemple, la grande Pyramide est faite de 200 000 briques de marbre blanc. La place rouge de Moscou est pavée de 5 millions de briques rouges. Sur les pelouses on trouve une centaine de sculptures bien connues dont la Statue de la Liberté, la petite Sirène, le David de Michel-Ange et la Venus de Milo. Le parc a aussi une fontaine déclenchée par un laser, un labyrinthe et un espace de jeux pour petits et grands. Des parades folkloriques permettent aux touristes de découvrir les coutumes de chaque pays.
BIO - FILMOGRAPHIE DE JIA ZHANG-KE

Né en 1970 à Fenyang, dans la Province de Shanxi, au nord de la Chine.
A l’âge de 18 ans, il entre à l’Ecole des Beaux Arts de Taiyuan (Province de Shanxi) pour y étudier la peinture. Il développe un intérêt pour la fiction et écrit en 1991 son premier roman « The Sun Hung On The Crotch ».
En 1993, il est admis à l’Académie du Film de Pékin et en 1995, il fonde le “Youth Experimental Film Group”, première structure de production indépendante en Chine, avec laquelle il réalise ses deux premiers films tournés en vidéo « Xiao Shan Going Home » et « Du Du ». Il obtient son diplôme de l’Académie du Film en 1997, année où il réalise son premier long métrage « Xiao Wu artisan pickpocket »..

FILMO

2005 THE WORLD

2002 PLAISIRS INCONNUS

2000 PLATFORM

1997 XIAO WU, ARTISAN PICKPOCKET

(sources: extrait du Dossier de presse)

 

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