)))  COFFRET DOUGLAS SIRK
     /4 FILMS - 8 DVD

        
        
All I Desire
Demain est un autre jour
Les Amants de Salzbourg
La Ronde de l’aube

 

  • 1953 à 1957 - États-Unis
  • Sortie à la Vente en DVD le 03 Novembre 2008
  • Éditions Carlotta

POINT DE VUE


Les éditions Carlotta poursuivent leur indispensable travail de redécouverte des grandes œuvres de Sirk. Après le un premier coffret absolument splendide dédié aux grands mélodrames du cinéaste puis une exhumation bienvenue de deux comédies délicieuses ; voilà qu’un deuxième coffret nous arrive, regroupant quatre autres mélodrames. Il s’agit sans doute de films moins célèbres que les premiers mais ils n’en sont pas moins passionnants.

Superficiellement, il serait tentant de noter qu’au caractère « flamboyant » des grandes œuvres du maître (Le secret magnifique, Tout ce que le ciel permet…) succèdent ici des mélodrames plus « sobres » : le noir et blanc remplace les couleurs éclatantes (seul Les amants de Salzbourg a été tourné en Technicolor et en Scope), les schémas narratifs semblent plus épurés… Est-ce d’ailleurs ce qui explique la scandaleuse mésestime dans laquelle ces films furent longtemps tenus ? All I desire n’a jamais bénéficié d’une sortie en salle et si l’on met à part La ronde de l’aube, aucun des films proposés dans le coffret ne trouve grâce aux yeux des pigistes du méprisable Guide des films de Tulard.

Or si l’on excepte Les amants de Salzbourg, joli film mais plutôt mineur, les trois autres titres offerts ici souffrent fort bien la comparaison avec les grands chefs-d’œuvre de Sirk et ne dépareillent en aucun cas dans sa filmographie.
Ils prouvent également la grande cohérence stylistique et thématique d’un cinéaste qui a su mieux que quiconque introduire au cœur de l’Amérique « moyenne » les grands motifs de la tragédie.

Visuellement, l’influence de la peinture baroque (compositions surchargées du cadre, rôle signifiant des éléments décoratifs – escaliers, bouquets de fleurs-…) est toujours aussi perceptible et les mises en scène de Sirk utilisent une fois de plus comme élément primordial le miroir ou les vitres qui séparent les personnages. Ce leitmotiv plastique permet au cinéaste de mettre en abyme le propos de ses films, toujours construits sur l’opposition entre la vie « réelle » des personnages (toujours banale quand elle n’est pas médiocre) et une « image de la vie » (imitation of life) idéalisée qui s’offre à eux.

Au cœur de la famille.
Il est particulièrement aisé de rapprocher All I desire et Demain est un autre jour : même interprète principale (la grande Barbara Stanwyck) et même plongée au coeur de familles américaines moyennes.
Dans All I desire, Naomi Murdoch est une actrice qui a abandonné autrefois mari et enfants pour se consacrer à une carrière d’actrice finalement vouée à l’échec (la manière qu’elle a de privilégier son métier par rapport à ses enfants rappelle un peu le parcours de Lana Turner dans Mirage de la vie). Invitée un beau jour par sa fille qui se produit sur les planches à l’occasion d’un spectacle de fin d’année, elle revient dans sa petite ville natale et tente de réintégrer le nid familial, malgré les conflits qu’elle provoque.

Dans Demain est un autre jour, Norma est une styliste qui vient revoir un jour son vieil ami Clifford (Fred MacMurray, un habitué des comédies de Mitchell Leisen). Celui-ci s’ennuie dans un cadre familial étouffant et sent renaître en lui des émotions enfouies en retrouvant son amie d’antan…
On se souvient que dans No room for the groom, la promiscuité familiale empêchait deux tourtereaux de convoler en justes noces. Pour Sirk, la famille est un étouffoir, le lieu où l’élan des grands sentiments se meurt au profit de conventions étriquées, d’un conformisme désespérant.
C’est ce conformisme que rejette Lily, la toute jeune actrice de All I desire, qui souhaite avant tout quitter sa petite ville et suivre la voie de sa mère (elle ignore sa situation réelle et ses « illusions meurtries »). Demain est un autre jour est un film étonnamment « subversif » pour l’époque où il a été tourné. À un moment donné, agacé par la tournure des évènements, Clifford lit le journal et aperçoit une photo de famille dans un cadre. Il place alors les pages de son canard de manière à masquer cette photo qui l’horripile. Rarement on aura présenté dans un film hollywoodien la cellule familiale comme une telle prison. Clifford, qui vend des jouets (ce qui permet à Sirk de trouver un équivalent visuel à sa situation sentimentale en l’identifiant à un petit robot mécanique), parle même de tombeau où il s’est peu à peu enterré : son épouse (Joan Bennett, la vilaine garce de la rue rouge de Lang) ne s’occupe guère que de ses enfants, son fils n’est là que pour lui réclamer de l’argent tandis que ses filles ne lui épargnent aucun caprice.

Dans ce cadre étriqué et étouffant, l’arrivée de Norma agit comme un grand souffle d’air frais. Pour Clifford, c’est l’occasion de renouer avec des sentiments éteints, peut-être aussi de retrouver une part de jeunesse, voire d’enfance (le premier endroit où les vieux amis se rendent, c’est dans la fabrique de jouets). Demain est un autre jour et All I desire montrent des personnages qui cherchent à annihiler le cours du temps, à briser le cours monotone des choses pour atteindre une sorte d’idéal amoureux.

Barbara Stanwick, qui ne cherche jamais à masquer son âge, est absolument magnifique dans ces deux rôles car elle porte cette mélancolie du temps qui passe sur son visage. Dans All I desire, elle tente de retrouver sa place auprès de son mari et de ses enfants en effaçant d’un trait la dizaine d’années qui vient de s’écouler et en passant outre les ragots de la communauté de la bourgade. Dans Demain est un autre jour, elle et Fred MacMurray sont à deux doigts de renouer avec le grand amour à côté duquel ils sont finalement passés.
Mais ces vies « idéales » se heurtent aux aléas des conventions sociales. Par son art de la mise en scène, Sirk filme ses personnages dans un entrelacs d’affects et de sentiments contradictoires qui vont finir par les séparer.

Les deux films peuvent, à ce titre, être rapprochés de Tout ce que le ciel permet : All I desire par la manière qu’il a de montrer l’impitoyable regard de la communauté sur l’individu décidé à vivre ses sentiments loin de toute barrière morale ou sociale (Naomi a d’ailleurs eu autrefois un amant chasseur qui rappelle un peu le bûcheron de Tout ce que le ciel permet) ; Demain est un autre jour en pointant la manière accablante dont les enfants jugent leurs parents et font perdurer eux-mêmes le plus lamentable des conformismes.
Bien entendu, il faut souligner la manière incroyablement subtile dont Sirk peint ses personnages et évite toute grossière caricature. Chacun d’entre eux possède une épaisseur et un caractère complexe que le cinéaste parvient à nuancer. Il faudrait entrer dans les détails de tous ces portraits mais cela nous emmènerait trop loin…

Contentons-nous de redire la puissance émotionnelle de ce cinéma proclamant, à l’instar de Barbara Stanwyck, que « l’amour ne respecte aucune loi » et la profondeur d’une mélancolie dont il s’imprègne en peignant l’inéluctabilité du temps qui passe et des renoncements les plus déchirants (même les fins « heureuses » paraissent ironiques et très ambiguës)…

De la musique avant toute chose.
Du cinéma de Sirk, nous dirions volontiers qu’il repose sur un art consommé du contrepoint (presque au sens musical du terme). Je parlais de ce contrepoint permanent entre la projection dans une vie rêvée et la banalité de la vie quotidienne mais il faudrait parler aussi de ce contrepoint entre le grand Art (la tragédie antique, la peinture baroque qu’il adule…) et l’art populaire (le mélodrame et ses intrigues de « roman-photo ») qui fonde l’originalité de son œuvre.

Les amants de Salzbourg est peut-être le film le plus construit sur cette dualité et ce sens du contrepoint. L’héroïne est une américaine « typique » qui débarque en Europe. Elle est d’emblée séduite par ce qu’elle découvre et rencontre un grand chef d’orchestre dont elle va tomber amoureuse.
Le film ne cesse de jouer sur les oppositions Art mineur/ Art majeur. Le premier homme (un médecin d’origine américaine) que rencontre Helen (jouée par l’assez commune June Allyson) l’emmène danser le « cha cha » tandis que son musicien la familiarise avec la grande musique (Beethoven, Wagner, Mozart…). De la même manière, lorsque nous apprendrons que cet amant est déjà marié, Sirk jouera sur la dualité des deux femmes : la maîtresse un peu naïve qui débarque d’un pays sans Histoire (elle est souvent vêtue de blanc) et la femme tourmentée et passionnée venant de la vieille Europe (habillée dans des teintes sombres). Au cœur de la trame du récit se joue également l’opposition entre le grand drame romantique auquel aspire Helen et le mélodrame hollywoodien, plus « pragmatique », en train de se dérouler.

Petite partition mélodramatique jouée sur les grandes orgues du drame romantique, le film intéresse par ce jeu sur les contrepoints même si Sirk perd un peu de sa force en revenant tourner en Europe. Fasciné par les paysages, l’architecture, il se dilue un peu dans le décoratif et frise à certains moments l’académisme. Reste quelques séquences superbes, comme cette course-poursuite nocturne entre les deux femmes du film qui se termine dans un cours d’eau et qui permet au film d’atteindre, à ce moment précis, le romantisme échevelé qu’il peine à ranimer le reste du temps.


Les anges déchus.
En 1957, le cinéaste retrouve ses comédiens d’Ecrit sur du vent (à quand la réédition en DVD de ce chef-d’œuvre ?) et porte à l’écran Pylon de Faulkner. L’écrivain confiera d’ailleurs considérer ce film comme la meilleure adaptation cinématographique d’un de ses livres.
Pendant la grande Dépression, le reporter Burke Devlin (Rock Hudson, qui ne sera jamais aussi bon que chez Sirk) enquête sur l’aviateur Roger Schumann (Robert Stack, impeccable également), ancien héros de la première guerre mondiale obligé aujourd’hui de gagner sa vie en participant à de minables courses aériennes. Dans ses exhibitions foraines, il est toujours accompagné de son adorable femme, Laverne, (Dorothy Malone, resplendissante) qu’il a tendance à délaisser au profit de sa passion pour l’aviation…

Une fois de plus, Sirk nous présente des personnages plutôt ratés (un journaliste alcoolique, un ancien héros de la guerre reconverti en attraction de fête foraine…) qui se projettent dans une vie « rêvée ». Comme toujours, la mise en scène aime à saisir les personnages derrière des vitres ou dans le reflet des miroirs. Thématique chère à Sirk : l’individu social n’est qu’un simple reflet dissimulant l’aspiration à de grands idéaux. C’est Laverne qui aime à la folie son mari mais qui se sacrifie totalement pour ne pas empiéter sur son territoire et qui ne craint ni les humiliations les plus cuisantes (séduire le propriétaire d’un avion, un vieil ennemi de son mari, pour qu’il consente à lui céder son coucou), ni les plus cruelles souffrances. C’est encore Schumann, passionné d’avion qui n’apparaît pas comme le salaud qui délaisse sa femme (il n’y a pas de « salauds » chez Sirk) mais comme un albatros baudelairien qui ne s’épanouit que loin des hommes, lorsqu’il vole. A terre, c’est un rustre qui ne parvient pas à traduire les sentiments sincères qu’elle lui inspire… Tous les personnages du film possèdent cette ambiguïté et le cinéaste a même la suprême élégance de laisser tourner, sur la fin, sa caméra sur le désarroi d’un personnage qui n’avait rien de sympathique et qui acquiert, de ce fait, une part d’humanité.

L’art du contrepoint se traduit dans La ronde de l’aube par la manière assez systématique où la mise en scène introduit le point de vue d’un tiers qui représente toujours ce regard de « l’Autre » entravant les élans des personnages. Symptomatiquement, c’est le fêtard aviné qui débarque pendant le carnaval au milieu de la pièce alors que Laverne et Burke échangent leur premier baiser. Déguisé en squelette, ce « tiers » symbolise la fatalité qui séparera le couple. Songeons également à ce voisin étrange, qui sort toujours sur le pas de sa porte pour observer la naissance de l’amour entre Burke et Laverne et introduire une idée de culpabilité (d’autant plus que Sirk a pris soin de « redoubler » ce regard en filmant les personnages derrière les vitres d’une sorte de lucarne).

Mais ce « point de vue d’un tiers » permet également au film des trésors de nuance : je prends l’exemple de Jiggs, le mécanicien qui surprend la première conversation entre Burke et Laverne. Sans rien souligner, le spectateur comprend de ce beau personnage qu’il nourrit un amour impossible pour la jeune femme et que cette complicité qu’il entend naître lui brise davantage le cœur.

Tout l’art de Sirk repose dans cette manière qu’il a de démêler un écheveau particulièrement complexe d’affects et de sentiments, en suggérant toujours plus que ce que les images veulent bien montrer.
Et de nous dire sans arrêt, qu’à l’image de ce déchaînement de vie que représente le carnaval dans le film, la « fête » est toujours à côté sans que nous ne cessions de passer à côté...



Vincent Roussel










 

LIRE AUSSI COFFRET
PARTIE 1


+

COMÉDIES DE DOUGLAS SIRK
 
LES FILMS
 


NOTRE AVIS SUR LES 4 DVD BONUS DU COFFRET:
Une fois de plus, le coffret DVD est agrémenté d’une impressionnante quantité de bonus, souvent fort passionnants.
Chaque film est accompagné d’un dialogue entre deux spécialistes du cinéma américain, Pierre Berthomieu et Jean-Louis Bourget, qui reviennent en détail sur chacune des œuvres. C’est souvent très bien vu (Berthomieu est très impressionnant dans sa façon d’interpréter), les réflexions sont pertinentes et les analyses des films bien situées dans le contexte de l’œuvre globale de Sirk. Si la forme peu rebuter (le dialogue de deux universitaires), les propos échangés sont toujours stimulants.

D’autres « spécialistes » interviennent dans le cadre de ces suppléments. Jean Douchet livre une analyse magistrale du romantisme chez Sirk (notamment à travers l’exemple des amants de Salzbourg) et ouvre des pistes de réflexions passionnantes en procédant à une étude très pointue de certains plans (vive l’arrêt sur image !) du cinéaste.
Pour la ronde de l’aube, Marguerite Chabrol étudie avec brio la manière dont Sirk s’est « débarrassé » du roman originel de Faulkner tout en conservant certains des éléments du livre tandis que le critique américain Bill Krohn pose un regard assez original (avec ce pragmatisme assez caractéristique de la critique américaine) sur le même film (l’influence de la série B ou encore celle de Dreyer).

Des cinéastes viennent également parler de Douglas Sirk. Allison Anders voit dans Demain est un autre jour un grand film sur « l’angoisse de la famille américaine ». Après avoir témoigné de jolie façon de sa ferveur pour ce film (elle dit très justement que l’artifice chez le cinéaste est une dynamique qui permet à l’émotion de s’exprimer), elle en fait le précurseur de certaines œuvres de Wenders (ce qui est sans doute plus contestable).
Plus surprenant, Kathryn Bigelow, réalisatrice musclée de Point Break et Strange days, évoque non sans une certaine émotion sa rencontre avec Sirk au festival de Locarno où elle était venue présenter son premier long-métrage. Elle explique également comment l’auteur de la ronde de l’aube a pu l’influencer et reste, pour elle, une référence.

Les suppléments font également la part belle aux témoignages d’anciens acteurs de Sirk.
Bill Gray, qui débuta au cinéma à l’âge de 5 ans dans La belle ingénue de Lubitsch et qui fit l’enfant acteur chez Ray (le violent) et Wise, incarne Ted, le fils de Barbara Stanwyck dans All I desire. Il analyse avec rigueur et une certaine sévérité sa performance (qu’il trouve parfois « maniériste ») alors que je la trouve, pour ma part, plutôt convaincante.
Gigi Perreau (l’adolescente capricieuse) et Pat Crowley (la fiancée du fils de la famille) se souviennent du tournage de Demain est un autre jour. Toutes les deux s’accordent pour louer le talent et l’humanité de Barbara Stanwyck, même si Gigi Perreau (qui fut aussi la gamine malicieuse de Qui donc a vu ma belle ?) regrette qu’une de ses scènes ait du être refaite.
L’acteur William Schallert, qui joue un petit rôle de journaliste dans La ronde de l’aube, évoque le souvenir de Rock Hudson et analyse de manière particulièrement fine le cinéma de Sirk (un mélange entre « Delacroix et Daumier », affirme-t-il).

Cerise sur le gâteau, les éditions Carlotta ont exhumé un reportage tourné pour la ZDF en 1980 où Douglas Sirk, Rock Hudson, Richard Stack et Dorothy Malone se souviennent des tournages d’Ecrit sur du vent et de la ronde de l’aube.
Les images de tous ces témoins vieillissants d’un âge d’or révolu sont particulièrement émouvantes.
Il est également possible de réentendre le cinéaste dans Quelques jours avec Sirk. En 1982, Pascal Thomas et Dominique Rabourdin sont allés le rencontrer pour l’émission Cinéma, cinémas. Ils se souviennent aujourd’hui de cette rencontre (Pascal Thomas évoque fort bien les artifices, les modes de narration et l’émotion qui le touchent chez Sirk) et nous proposent des rushes du tournage et des entretiens inédits avec le cinéaste (où il évoque le maccarthysme et son amitié avec Brecht). C’est absolument passionnant malgré la qualité médiocre des images.

Le secret magnifique et Mirage de la vie étaient déjà des « remakes » de films de John Stahl. Avec Les amants de Salzbourg, Sirk revisite le Serenade de James Cain qui avait déjà donné lieu à une adaptation de Stahl : Veillée d’amour avec Irene Dunne et Charles Boyer. Les deux films se révèlent, au final, très différents. Au romantisme exacerbé de Sirk s’oppose la comédie mélodramatique pas déplaisante de Stahl. Moins travaillé plastiquement, Veillée d’amour s’avère néanmoins plus léger et joué par des comédiens beaucoup plus charismatiques. On constatera également le « progressisme » du propos puisque le cinéaste n’hésite pas à exalter les luttes syndicales, la solidarité des travailleurs et la grève comme moyen de faire aboutir les revendications.
En 1939, ce n’était pas rien… VR


  • DVD 1/2
    ALL I DESIRE
    (1953 - 1h19 - Mélodrame)

    Sujet:
    En 1900, Naomi Murdoch a quitté sa famille de province pour faire du théâtre. une dizaine d'années plus tard, sa fille Lily l'invite à venir la voir jouer une pièce dans son collège de Riverdale. Son arrivée met la ville en émoi, réveille de vieux conflits et déclenche de nouvelles tempêtes émotionnelles...

    Avec: Barbara Stanwyck (Naomi Murdock), Richard Carlson (Henry Murdoch), Lyle Bettger (Dutch Heineman), Marcia Henderson (Joyce Murdoch), Lori Nelson (Lily Murdoch), Maureen O'Sullivan (Sara Harper), Richard Long (Russ Underwood), Billy Gray (Ted Murdoch), Dayton Lummis (Col. Underwood), Lotte Stein (Lena Maria Svenson), Fred Nurney (Hans Peterson)

    Technique :

    Image : DVD 9 - 4/3 – Format 1.33
    Son : Mono 1.0 Anglais, Français
    Sous-titres : Français

  • Bonus :

    DVD1

    - Le film
    - Bande-annonce

    DVD2
    - ALL I DESIRE PAR BOURGET & BERTHOMIEU
    (21 mn): Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien.



    - LE JEU NATUREL (25 mn) : Quinze ans à l'époque, l'acteur Billy Gray se souvient du tournage du film et donne une analyse critique de son propre jeu.



    - QUELQUES JOURS AVEC SIRK (1982/2008 – 60 mn), un film de Pascal Thomas et Dominique Rabourdin : En 1982, Pascal Thomas (Mon petit doigt m’a dit…, L’Heure zéro) et Dominique Rabourdin, critique et réalisateur, dirigeaient un entretien avec le cinéaste pour l’émission phare Cinéma Cinémas. Vingt-six ans plus tard, ils se remémorent le tournage et leur rencontre avec Douglas Sirk, le tout agrémenté des repérages en Suisse précédant l’entretien, de rushes de tournage et de séquences entièrement inédites !e


  • DVD 3/4
    DEMAIN EST UN AUTRE JOUR
    (1955 - 1h24- There's always tomorrow - Mélodrame)

    Sujet:
    Clifford Groves, homme d'affaire prospère, propriétaire d'une fabrique de jouets, se sent négligé par sa femme Marion. Il rencontre par hasard un amour de jeunesse, Norma Miller, et la revoit encore une fois par hasard dans le désert, où il est parti sans sa femme qu'une blessure a contrainte de rester à la maison... ...

    Avec: Barbara Stanwyck (Norma Miller), Fred MacMurray (Clifford Groves), Joan Bennett (Marion Groves), Pat Crowley (Ann), Jane Darwell (Mme Rogers), William Reynolds (Vincent Groves), Gigi Perreau (Ellen Groves), Race Gentry (Bob)

    Technique
    :
    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
    Son : Mono 1.0 Anglais, Français
    Sous-titres : Français

    Bonus :

    DVD3

    - Le film
    - Bande-annonce


    DVD4
    * DEMAIN EST UN AUTRE JOUR PAR BOURGET & BERTHOMIEU (25 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien.

    * TANT D’ANNÉES APRÈS… (23 mn) Pat Crowley et Gigi Perreau se remémorent leur collaboration avec Douglas Sirk et Barbara Stanwyck sur le tournage du film.



    * PERSPECTIVES SUR LA FAMILLE AMÉRICAINE (25 mn) La réalisatrice et icône du cinéma indépendant américain Allison Anders (Border Radio, Sugar Town et Four Rooms) révèle pourquoi Demain est un autre jour est son film de chevet et tire des parallèles entre le cinéma de Douglas Sirk et celui de Wim Wenders


    * Contract Kid (23 mn) L’acteur William Reynolds revient sur sa carrière et sa collaboration avec Douglas Sirk.

  • DVD 5/6
    LES AMANTS DE SALZBOURG
    (1957 - 1h29 - Titre original: Interlude - Mélodrame)

    Sujet:
    Helen Banning arrive à Munich pour travailler aux services d'information. L'organisation d'un concert lui fait rencontrer Tonio Fischer, un chef d’orchestre renommé. Bien que le docteur Morley Dwyer, un de ses compatriotes, lui fasse une cour discrète mais assidue, Helen s’éprend de Tonio, dont elle accepte les invitations et suit les concerts en coulisses…..

    Avec: June Allyson (Helen Banning), Rossano Brazzi (Tonio Fischer), Marianne Koch (Reni Fischer, Françoise Rosay (la comtesse Reinhart)

    Technique:

    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format: 2.35
    Son : Mono 1.0 Anglais
    Sous-titres : Français

    Bonus :

    DVD5

    - Le film
    - Bande-annonce


    DVD6
    * LES AMANTS DE SALZBOURG PAR BOURGET & BERTHOMIEU (24 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien.

    * MEURS ET DEVIENS une analyse de Jean DOUCHET (2008 - 24 mn) Jean Douchet, historien du cinéma, montre comment Douglas Sirk a adapté le romantisme germanique cher à Goethe aux canons du cinéma hollywoodien à travers de nombreuses séquences de huit films du cinéaste.


    * AU-DELÀ DU MÉLODRAME (14 mn) La réalisatrice américaine Kathryn Bigelow (Aux frontières de l'aube, Point Break, Strange Days) explique comment elle a été influencée par le maître du mélodrame.


    * VEILLÉE D’AMOUR (1939 – N&B – 88 mn – V.O.S.T.F.) un film de John M. Stahl
    La première version des Amants de Salzbourg, réalisée par John M. Stahl avec Irene Dunne et Charles Boyer.


  • DVD 7/8

    LA RONDE DE L’AUBE
    (1957 - 1H30 - Titre original : The Tarnished Angels - Drame)

    Sujet:
    1932. Le journaliste Burke Devlin s'intéresse au meeting d'acrobatie aérienne qui doit avoir lieu à La Nouvelle Orléans, et plus particulièrement au pilote Roger Shumann, qu'il héberge chez lui. Roger est accompagné de son fils Jack, de son mécanicien Jiggs et de son épouse LaVerne, laquelle se confie à Devlin et lui raconte comment, aimée de Roger et Jiggs, elle épousa le premier après que les deux hommes l'aient jouée aux dés. Mais elle n'aurait pu épouser un autre que lui, très attirée qu'elle était par cet ancien de l'escadrille Lafayette avec qui, depuis, elle réalise les numéros les plus périlleux, comme ce saut en parachute effectué en se tenant seulement à un trapèze...

    Avec: Rock Hudson (Burke Devlin), Robert Stack (Roger Shumann), Dorothy Malone (LaVerne Shumann), Jack Carson (Jiggs), Robert Middleton (Matt Ord), Alan Reed (Colonel Fineman), Alexander Lockwood (Sam Hagood), Christopher Olsen (Jack Shumann)

    Technique:

    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
    Son : Mono 1.0 Anglais, Français
    Sous-titres : Français


    Bonus :

    DVD7
    - Le film
    - Bande-annonce

    DVD8
    * LA RONDE DE L’AUBE PAR BOURGET & BERTHOMIEU (25 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien.

    * FAULKNER / SIRK : LA DÉFAULKNÉRISATION DE "PYLÔNE" (25 mn) Du roman de William Faulkner au mélodrame de Douglas Sirk, une étude de l’adaptation de Pylône par Marguerite Chabrol, enseignante à l’université Paris X.



    * LE CERCLE INFERNAL (29 mn) Bill Krohn, correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles, évoque sa rencontre avec Douglas Sirk et livre une analyse détaillée du film La Ronde de l’aube.



    * PARLONS DU SPECTACLE (18 mn) L’acteur William Schallert se souvient de ses débuts et jette un regard sur son apparition aux côtés de Rock Hudson dans La Ronde de l’aube.



    * JOUER POUR DOUGLAS SIRK (22 mn) Diffusé sur la ZDF le 29 avril 1980. Douglas Sirk, Rock Hudson, Robert Stack, Dorothy Malone et le producteur Albert Zugsmith se souviennent des tournages d’Écrit sur du vent et La Ronde de l’aube)





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