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| SYNOPSIS |
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| POINT DE VUE | ||||
Connaissez-vous
le phasme ? Mais si, cet insecte branche, roi du camouflage dont le
corps marron comme un petit bâton se confond avec le bois ! C'est
sur l'image d'un phasme que démarre L'homme qui voulait savoir
de George Sluizer. Métaphore qui désignera très
vite Raymond Lemorne, professeur de chimie qui semble mener une existence
tout à fait banale au sein de sa petite famille mais qui s'avère
être assez rapidement un psychopathe redoutablement intelligent.
Raymond Lemorne est une sorte de Landru mais dont le but criminel n'est pas de récolter de l'argent mais plutôt d'assouvir une curiosité perverse et simple: aller au-delà de la frontière où le commun des mortels s'arrête. Et c'est quand il est adolescent qu'il franchit la première fois cette ligne rouge: un après-midi, il se penche dans le vide, du haut de son balcon et quand chacun d'entre nous se contente de la sensation d'attraction du vide, lui franchit le pas et saute l'étage qui le sépare du sol. Bien sûr, il se blesse mais cet acte insensé marque pour lui une nouvelle naissance. Tout est donc dans le titre du film. L'homme qui voulait savoir est une sorte de film théorique, comme pouvait l'être par exemple La corde de Hitchcock dans lequel deux étudiants mettaient en pratique la philosophie de leur professeur sur la volonté de puissance; ici ce personnage met en pratique sa soif de connaissance en manipulant un couple d'amoureux qu'il croise à une station service. Aller au-delà de ses limites comme tout héros de fiction qui n'est "rien d'autre que quelqu'un qui est capable d'excès". L'homme qui voulait savoir est un pur thriller psychologique, sans aucune violence ni goutte de sang, une machiavélique manipulation de l'autre comme objet d'expérimentation. L'intérêt du film n'est pas tant dans sa mise en scène, somme toute assez descriptive, mais dans la remarquable interprétation de Bernard-Pierre Donnadieu qui apporte toute l'ambigüité indispensable au personnage, vacillant entre froid psychopathe et sympathique père de famille. Il joue avec beaucoup de finesse cette petite fêlure qui fait la différence, cette petite "anomalie de la personnalité" - comme il le dit lui-même - et qui apporte au film sa note juste, ce petit malaise savamment distillé. Laurent Devanne |
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| FICHE TECHNIQUE | ||||
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