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BEIJING BICYCLE
de
Wang XIAOSHUAI
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2001 - Chine - durée: 1h53 (+Bonus)
- Sortie
à la Vente en DVD le 15 Janvier 2003
- Editions
One plus One
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Prix de vente conseillé : 25 €
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| SYNOPSIS |
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Guei
vient de s'installer à Pékin (Beijing) pour trouver
un travail et avec comme rêve de posséder son propre
vélo. N'étant pas assez fortuné pour s'en acheter
un, il s'engage dans une agence de coursiers lui promettant de gagner
son vélo de fonction, un VTT flambant neuf, si son travail
enrichit suffisamment l'entreprise. Guei redouble d'efforts pour obtenir
l'objet de ses rêves et parvient à réunir la somme
nécessaire. Seulement lors de sa dernière course il
se fait dérober le vélo tant convoité.
Jian est un garçon issu des quartiers pauvres de Pékin,
pour séduire sa belle camarade de classe, Qin, il aimerait
posséder un vélo afin de pouvoir la raccompagner chez
elle après les cours. Son père n'a malheureusement pas
les moyens de lui offrir un tel cadeau, si bien que Jian décide
d'en voler un.
Bien sûr le vélo volé n'est autre que celui de
Guei, les deux garçons vont alors se battre sans relâche
pour en affirmer la possession...
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| POINT
DE VUE |
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Vainqueur
d'un ours d'argent et du grand prix du jury au festival de Berlin en
2000, le sixième film de Wang Xiaoshuai apporte un regard sur
la médiocrité des conditions de vie en Chine populaire,
et particulièrement à Pékin. La première
scène du film illustre d'ailleurs parfaitement cette impression
: le patron de l'agence de coursiers imprègne ses jeunes employés
de leurs conditions de travail et l'importance de l'image qu'ils véhiculent
pour l'entreprise, faisant passer le métier de livreur de livreur
de pizza pour une partie de plaisir.
L'élément central du récit est bien évidemment
le vélo, ici l'emblème marquant la volonté des
personnages de sortir de leur condition sociale. Il est lié à
l'idée de possession de l'objet, mais à des fins différentes
: Guei, jeune de la province chinoise cherche avant tout à posséder
le vélo car il lui permettra de s'identifier comme un citoyen
de Pékin à part entière. Jian, gosse de rue cherche
quand à lui à effacer son appartenance à une famille
pauvre vis à vis de ses amis et de la fille qu'il convoite, le
vélo étant pour lui un symbole d'accession à un
statut social supérieur. Le film va nous démontrer peu
à peu l'impossibilité pour les deux personnages d'accéder
à ce qu'ils convoitent à travers un combat absurde et
sans fin pour la possession du vélo.
Derrière des apparences plutôt légères dûes
à l'âge et la fraîcheur de ses personnages, Beijing
Bicycle nous révèle le vrai mal-être des jeunes
issus de familles pauvres Chinoises. Il nous interroge ainsi :Si demain
personne ne peut avoir accès à un vélo, pourtant
véritable emblème populaire chinois, peut on envisager
une amélioration des conditions de vie en Chine populaire ?
À ce questionnement Wang Xiaoshuai nous fait partager une vision
pessimiste car jusqu'à la fin, son film n'envisage aucun mieux
possible.
Dommage cependant que la démarche du cinéaste ne s'inscrive
que dans le constat et n'apporte aucun élément marquant
l'envie de changer les choses. En effet, pour un film traitant de la
jeunesse, difficile d'y voir un réel message pour les jeunes
chinois qui pourtant sont les plus concernés par cette véritable
crise sociale.
En bref, Beijing Bicycle se regarde sans déplaisir car
tant dans sa mise en scène que dans l'interprétation on
ne trouve rien à y redire mais manque partiellement de portée
dans son propos pour nous toucher réellemment.
Camille Berthelin |






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| FICHE
TECHNIQUE |
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- LE
FILM
Sortie en salles le 25 avril 2001
Réalisation:
Wang Xiaoshuai
Scénario et dialogues : Wang Xiaoshuai, Tang Danian,
Peggy Chiao, Hsu Hsiao-Ming
Avec: Cui Lin (Guei), Li Bin (Jian), Zhou Xun (Qin), Gao Yuanyuan
(Xiao), Li Shuang (Da Huan), Zhao Yiwei (Le père de Jian),
Pang Yan (La mère), Zhou Fangfei (Rong), Xie Jian (Le directeur),
Ma Yuhong (Le comptable), Liu Lei (Mantis), Li Mengnan (Qiu Sheng)
Image : Liu Jie
Son et mixage : Tu Duu-Chih
Montage : Liao Ching-Song
Décors : Wang Wenjun
Musique : Wang Feng
Costumes : Pang Yan
Direction artistique : Tsai Chao-Yi, Cao Anjun
Vol. 6 de la collection "Ciné Talents"
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- LE
DVD
DVD 9 - Zone 2 - PAL - Tous publics
- couleurs
Image
& Son :
Ecran:
16/9 (anamorphique)
Format : 1/85
Son: Dolby Digital 2.0
Langue: Mandarin
Sous-titres: Français
Durée du film: 1h53
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- BONUS
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Filmographies
* Comprendre le film par Jean-Michel
Frodon
* Le vélo, emblème de
Pékin
* Court-métrage : Neige
de Chine de F. Lagayette, N.D.V. Le, F. Le Bourg et N. Monier
* Bandes-annonces des films de la collection
"Ciné Talents"
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| NOTES
DU CINÉASTE |
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Le
vélo
Le vélo a toujours été un des emblèmes
de Beijing (Pékin) et même de la Chine tout entière.
Pendant des années, c’était le seul moyen de transport
de toute la famille. Lorsque j’étais jeune, le fait d’avoir
plusieurs vélos était un signe de richesse ou e débrouillardise.
Avant la période d’ouverture de la Chine, le standing
d’une famille était évalué, parce que l’on
appelait les
" 4 grands " : une montre, une machine à coudre,
une radio et un vélo. Aujourd’hui, les 4 grands ne sont
plus les mêmes…
Le Coursier et l’Etudiant
En Chine, les différences entre la ville et la campagne sont
énormes, les paysans rêvent de la vie citadine qu’ils
supposent aisée et passionnante. Guei est l’un d’eux.
La quête de l’argent et de tout ce qui est matériel
est sa seule motivation. Le vélo est alors non seulement l’outil
nécessaire à sa survie mais aussi l’affirmation
de sa vie de citadin.
Jian n’est pas riche, mais le fait de vivre en ville lui suffit.
C’est un rebelle et un faible, tellement faible qu’il
ne peut se battre qu’avec une brique et l’aide de ses
camarades ; les valeurs traditionnelles n’ont plus de sens pour
lui ; le rôle fonctionnel du vélo a été
remplacé par la vanité car sa possession vous confère
la dignité qui vous manque.
Pékin
C'est une ville aux aspects très contrastés : des cours,
des ruelles où l'on se perd, des vieux qui prennent le soleil,
des toits traditionnels et, dans d'autres quartiers, des buildings
modernes et toute l'agitation d'une grande métropole moderne.
Mais il y a de moins en moins de ruelles, les endroits où nous
avons pu filmer étaient en fait très limités,
il nous fallait bouger toute l'équipe d'un endroit à
l'autre. Je voulais, à chaque fois changer d'axe dans les scènes
de poursuite mais nous n'avions pas la possibilité d'utiliser
les mêmes endroits en permanence. Il nous fallait toujours nous
entretenir avec les résidents et les organisations de chaque
quartier. Je me suis rendu compte avec tristesse que cet aspect pittoresque
de la ville était en train de disparaître, tout en ayant
conscience que les habitants de ces quartiers avaient le droit d'avoir
de meilleures conditions de vie.
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