)))  COFFRET PIERRE ZUCCA
      / 4 DVD

        
        
Vincent Mit L'âne Dans Un Pré
(et S'En Vint Dans L'Autre)
Roberte
Rouge-gorge
Alouette Je Te Plumerai

 

  • 1975 à 1987 - France
  • Sortie à la Vente en DVD le 17 Octobre 2007
  • Prix de vente indicatif: 40€
  • Éditions Carlotta

POINT DE VUE

« Quel mystère…
             Quel mystère ! »
.

C’est par ces mots que Fabrice Luchini conclut une série d’entretiens consacrés au cinéaste Pierre Zucca dont l’œuvre, admirée par Rohmer, demeure encore aujourd’hui fort méconnue. Il faut dire que la singulière beauté des quatre longs métrages de Zucca ne se laisse pas forcément appréhender du premier coup d’œil et qu’ils peuvent même décevoir un peu si on les découvre séparément. Une vision trop rapide des choses pourrait laisser croire qu’Alouette, je te plumerai n’est qu’une petite comédie anodine et anonyme tandis que Roberte ne serait qu’un obscur exercice de style dans la lignée d’un Robbe-Grillet. Quant à Rouge-gorge, ses allures de faux polar et une apparente raideur de la mise en scène peuvent, je le conçois, déconcerter.

C’est pourquoi cette superbe et intelligente réédition des films de Zucca en coffret (un modèle de travail éditorial) vient à point nommé pour redécouvrir la cohérence de cette œuvre (outre ses quatre longs-métrages sont aussi proposés Méfiez-vous d’Echo, un court-métrage de 1984 et le surprenant Secret de monsieur L, film vidéo tourné à l’origine pour la télévision) et nous permettre de cerner le « mystère » de ce cinéaste marginal.

L’image du père
Dès son premier film, Vincent mit l’âne dans un pré (…et s’en vint dans l’autre) (1975), Pierre Zucca met en scène ce qui deviendra l’un des thèmes principaux de son cinéma : le rapport à un père mystérieux et fantaisiste. Vincent (Fabrice Luchini) vit en banlieue parisienne avec son père, ancien sculpteur qui se dit aveugle. Il l’assiste dans tous ses gestes au quotidien mais se révèle incapable de percer l’énigme de cette figure paternelle : quel est son passé ? Qui est cette étrange femme que le jeune homme aperçoit un jour sortir de la maison ?

Dans l’un des suppléments proposés dans ce coffret DVD, Bernadette Lafont nous apprend que le père du cinéaste était quelqu’un d’ «incroyable et de pittoresque». De fait, on retrouve dans ce film cette image d’un père menteur, fabulateur et insaisissable. Pierre Vergne (incarné avec ce qu’il faut de rouerie et de génie par Michel Bouquet) met en scène sa propre image, organise une fiction et entraîne son fils dans un univers de faux-semblants. La traditionnelle confrontation père/fils ne peut pas avoir lieu car elle est déportée du côté de l’imaginaire. À l’image de ces fausses statues qu’il fabrique, Pierre Vergne n’est qu’une « image » en trompe-l’œil. L’influence qu’il exerce sur Vincent est paradoxale puisqu’il se met lui-même en situation de faiblesse (cette histoire de cécité) alors qu’il le tient en sa « possession ». Alors que le père ne semble vivre qu’à travers le regard du fils, il apparaît que ce dernier est le plus « aveugle » des deux et qu’il s’est laissé prendre au piège du simulacre paternel.

Zucca met brillamment en scène cette relation complexe entre un fils « esclave » de son père (c’est ce que lui reproche une fois sa petite amie Bénédicte) qui, cependant, ne supporte pas l’idée d’être délivré des liens qui l’enchaînent à lui. L’arrivée inattendue d’une femme (Bernadette Lafont) entre Vincent et son père met en danger la « fiction » qui les unit. Vincent devient jaloux et irascible (les emportements furibards de Luchini sont impayables !) comme le petit garçon qu’il n’a cessé d’être (la puérilité est l’une des marques des personnages masculins de Zucca, comme le souligne fort justement Luchini dans un entretien).

Chez Zucca, l’image du père reste une énigme. Elle entraîne les enfants aux confins de mondes imaginaires (une grande villa qui évoque certains films de Rivette, des références à Lewis Carroll…) et ne cesse de se dérober.


Nous retrouvons dans Rouge-gorge (1984) cette figure paternelle insaisissable. Louis Ducasse (Philippe Léotard) est un homme d’affaires dont les activités demeurent mystérieuses aux yeux de sa fille. Un jour qu’il est en voyage, la jeune Reine tente de percer son secret… Comme dans Vincent…, le film est organisé autour de jeux de regards. Là encore, le père met en scène sa propre image qui propulse la jeune fille du côté de l’imaginaire (les récits d’aventures qui la bercent depuis l’enfance, son mémoire sur les flibustiers…). En organisant le simulacre, il tient en sa « possession » sa fille (voir cet étonnant lit en « vitrine » où elle dort).

Sur le mode du film policier, Zucca va accompagner les tentatives de Reine pour percer le mystère de la fiction paternelle. C’est une cassette vidéo (toujours l’image !) qui offre, dans un premier temps, une piste à la jeune fille et lui permet de rencontrer Charles (Jérôme Zucca), un jeune motard. Mais pour le cinéaste, il n’est jamais question de dépasser le caractère trompeur des images (il n’y a pas de « traversée des apparences » comme chez Chabrol, par exemple) mais plutôt de jouer avec les fables inventées par les pères. À travers le simulacre peut transpercer une certaine vérité et c’est en manipulant le Réel, en l’organisant en fiction que l’on peut toucher parfois à l’essence de ce qui lie les individus, à des émotions et sentiments vrais.

Si Rouge-gorge peut déconcerter, c’est sans doute parce que Zucca refuse les explications trop rationnelles et qu’il préfère laisser les choses en suspens, terminer sur une note mystérieuse quitte à laisser planer un sentiment d’incomplétude.
Les mises en scène de ses films se construisent à travers les regards des personnages. Le cadre rigoureux (presque « raide ») découpe des parcelles de réalité correspondant à ces regards mais se révèle finalement incapable de rendre compte globalement du Réel. De fait, le découpage donne un poids considérable au hors champ où demeurent les trous et lacunes des fictions qu’inventent les « pères ».

Cette volonté de manipuler le Réel, de le faire entrer dans le cadre d’une fiction et de l’organiser en simulacre est particulièrement nette lorsque Zucca a recours à ses « tableaux vivants » dans un film comme Roberte.


Tableaux vivants
Avant de devenir cinéaste, Pierre Zucca fut d’abord photographe de plateau pour Chabrol, Truffaut, Rivette, Malle ou encore Franju. Un recueil de ses photos fut édité au début des années 80 et l’un des deux suppléments au film Roberte (1978) (La photographie du plaisir) nous permet d’entendre quelques une de ses réflexions sur la photographie. L’intérêt principal de ce bonus est d’éclairer brillamment ce qui deviendra l’essence même de son cinéma.

Pour le cinéaste, la photographie de plateau doit traduire parfaitement la réalité d’un film, la « réalité » de ce qui est déjà une fiction. Pour lui, l’idée de manipuler cette réalité fictionnelle (faire prendre la pose aux acteurs, par exemple) fut longtemps intolérable et il ne jura d’abord que par l’instantané. Mais petit à petit, il se rendit compte que la trahison de cette réalité était parfois nécessaire pour transmettre une émotion et éviter l’insignifiance ou la platitude d’un cliché instantané incapable de rendre compte de la « vérité » du film. C’est alors qu’il opta pour la manipulation et les « tableaux vivants » permettant de dramatiser la réalité d’une fiction et d’en saisir la teneur. Zucca parle alors du vertige qui le saisit dans sa réflexion : si la photographie est capable de tout pour imposer un sens, une émotion, pourquoi ne pas aller jusqu’au meurtre pour communiquer l’horreur du crime ?

J’insiste sur ce que révèle ce court bonus car cette dichotomie entre le Réel et la fiction, entre la vérité des choses et des êtres et sa manipulation présidera à l’organisation des mises en scène de ses films. Roberte, son deuxième long-métrage, reste l’exemple le plus frappant. Adapté d’un livre de Pierre Klossowski (La révocation de l’édit de Nantes), le film se compose d’un ensemble de tableaux vivants qu’Octave, un riche esthète, met en scène et qu’il fait interpréter par sa femme Roberte.

C’est par le biais de la fiction et de la manipulation que l’Art cherche à traduire une parcelle de Réalité même si, pour finir, plane toujours un certain mystère et des zones d’ombre. Une fois de plus, nous retrouvons un metteur en scène qui organise le monde en trompe-l’oeil.
Pour Octave (incarné par Klossowski lui-même), sa femme n’est qu’une image qu’il soumet à sa toute-puissance. Roberte n’est qu’une esclave de cet homme énigmatique (comme Pierre Vergne, le passé d’Octave pendant la guerre demeure flou). Mais comme Vincent, elle n’existe plus si ce regard disparaît. Les rapports de domination/soumission, comme dans Vincent mit l’âne dans un pré… sont extrêmement ambigus. D’un côté, le personnage veut se libérer de son maître tyrannique (Vincent quitte la maison paternelle ; Roberte tend une main en signe de refus aux avances qu’on lui fait comme dans le tableau qu’elle « rejoue »…) ; de l’autre, leur servitude est volontaire et ils ne vivent qu’à travers ce monde fictif (l’autre main de Roberte qui prouve que son corps consent à ce que son esprit refuse).

Dans Roberte, cette thématique fiction/réalité, maître/esclave est déportée du côté des fantasmes érotiques et le cinéaste fait de la fiction un terrain où peuvent s’affronter le corps et l’esprit, le plaisir et les interdits.

L’individu qui n’existe que comme « image » d’un metteur en scène tout-puissant ; on le retrouve dans cet étonnant film tourné en vidéo pour la télévision : Le secret de Monsieur L (1985). Michel Bouquet y incarne un opticien féru de jeux d’optique en trompe-l’œil. Il convie Patrick (Pierre Arditi), un speaker, à venir goûter aux fruits de ses inventions. L’invité tombe vite sous le charme de la fille de Monsieur L : Agathe…
C’est sans doute le film le plus « Ruizien » de Zucca, un exercice de style ludique où il multiplie les jeux d’optique et les effets en trompe-l’œil. Là encore, Monsieur L est un père fabulateur qui réinvente sans arrêt un monde imaginaire. « Je ne sais plus ce qu’il faut croire, mes yeux me trahissent » dit en substance Patrick embarqué à ses dépends dans les fantasmagories mises en scène par l’opticien.

Dans cet univers, la fille du fabulateur n’est plus qu’une simple image (au sens propre du terme) et Monsieur L cherche d’ailleurs à lui « offrir » Patrick, à transformer également cet homme en image. Une fois de plus, la relation au père est faussée par le simulacre. Comme Roberte, la jeune Agathe devra échapper à la mise en scène toute-puissante de son démiurge pour se sauver…


Le retour de Pierre Vergne
Alouette, je te plumerai (1987) offre au père sculpteur aveugle de Vincent mit l’âne dans un pré… un étonnant retour. Interprété cette fois par un Chabrol matois à souhait, nous le retrouvons dans un hôpital à Honfleur où il est soigné pour une maladie de cœur probablement simulée. Passionné par les oiseaux (« d’excellents simulateurs » dit-il), il est recueilli par Jacques et Françoise, un jeune couple (il est ambulancier, elle est aide-soignante) très intéressé par l’héritage fictif que leur fait miroiter le vieil homme…

Tout l’univers de Zucca se retrouve dans cet ultime long-métrage : une figure paternelle qui transforme le monde au gré de ses mensonges et fabulations, un « fils » puéril (Fabrice Luchini ne rejoue pas ici Vincent mais cet ambulancier qui devient un peu le fils de substitution de Pierre) incapable de jouir de la vie et de ses simulacres (il n’est intéressé que par l’argent et une vie médiocre de petit commerçant), une « fille » qui se laisse séduire par les mises en scène du sémillant vieillard et accepte de n’exister que comme « image ». Une fois de plus, le monde est un trompe-l’œil mais ses « images » peuvent parfois nous permettre de toucher les vérités les plus profondes (à l’image de ces photos d’acteurs que Françoise découpe et colle dans sa cuisine en leur donnant à toutes une signification intime).

Une scène de ce film exprime parfaitement l’essence du cinéma de Zucca. Alors qu’elle se change sur la plage, Françoise laisse glisser maladroitement sa serviette et offre à Pierre le loisir de la contempler nue un (trop) bref instant. Un soir, le vieil homme lui demande de « rejouer » pour lui cette scène (à l’instar d’Octave mettant en scène sa femme Roberte dans des tableaux vivants). Alors qu’elle refuse de se dénuder devant son mari (ce qui l’exaspère), la jeune femme se plie au désir de ce « metteur en scène ». Lorsqu’elle s’enfuit après avoir joué la scène, la caméra cadre le visage de cet homme qui a tenté de saisir le Réel en le mettant en scène à nouveau (pour reprendre les termes du photographe, à l’instantané a succédé la « pose », le « tableau »). Le simulacre lui a-t-il permis de retrouver la vérité de son émotion ? Comme dans tous ses films, Zucca laisse la question en suspens. Qui est vraiment ce « père » qui organise sans cesse le monde selon ses désirs fantasques ? Quels liens mystérieux unissent des pères énigmatiques et leurs « enfants » ?

Mystère… Mystère…



Vincent Roussel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
LES FILMS

À propos des Bonus:
J’ai évoqué la plupart des suppléments proposés (La photographie du plaisir, Le secret de Monsieur L…) dans le corps de ma chronique tant ils me semblent indissociables et parfaitement complémentaires des longs-métrages. Il ne faut cependant pas oublier le passionnant court-métrage Méfiez-vous d’Echo que Zucca tourna en 1984. En adaptant le mythe antique le plus « cinématographique » qui soit, à savoir celui de Narcisse (l’image) et d’Echo (le son) ; le cinéaste nous offre un condensé de ses obsessions. En effet, alors que la femme ne semble qu’une victime soumise au désir d’un metteur en scène (elle ne fait que répéter ses paroles), ce dernier tombe lui-même dans le piège de sa propre image. Narcisse (les « pères » de tous les films de Zucca ?) n’est désormais plus capable de voir autre chose que sa propre image. Le Réel (l’amour d’Echo) disparaît alors sous le simulacre. Et Zucca d’exprimer la difficulté des individus pour tisser des liens avec un être ne vivant que dans la simulation et la fabulation, un être reconstruisant sans arrêt le monde en y projetant sa propre image … VR


  • DVD 1
    VINCENT MIT L'ÂME DANS UN PRÉ (et S'En Vint Dans L'Autre)
    (1972 - 1h42 )

    Sujet:
    Pierre Vergne a soixante ans. Ancien sculpteur, il s’est tristement rabattu sur la vente d’objets de bazar pour la décoration des pelouses. Veuf, déçu, réfugié dans une vieille maison bourgeoise autour de laquelle gravitent des pavillons neufs, il n’a plus, pour se rattacher à la vie, que son fils Vincent....
    Avec: Fabrice Luchini, Bernadette Lafont et Michel Bouquet

    BONUS:
    * HIER... AUJOURD’HUI... VINCENT (13 mn) : Avec tendresse et nostalgie, Fabrice Luchini et Bernadette Lafont reviennent sur le tournage


    * Méfiez-vous D’Écho (1984 – Couleurs – 17 mn) : un court-métrage de Pierre Zucca.
    Une relecture poétique et jazzy du mythe d’Écho et de Narcisse.




  • DVD 2
    ROBERTE
    (1978 - 1h40)

    Sujet:
    Rome 1944, lors de l’entrée victorieuse des Alliés. Paris 1958, alors qu’agonise la IVè République. Roberte, quarante ans, résistante pendant la guerre et maintenant député à la Chambre, a épousé Octave, un homme âgé, professeur de droit canon, qu’elle sauve de la destitution pour collaboration...
    Avec: Denise Morin-Sinclaire, Pierre Klossowski, Martin Loeb

    BONUS:
    * Pierre Zucca, L’HOMME, LE CINÉASTE (27 mn) : Frédéric Mitterrand, Fabrice Luchini, Bernadette Lafont, Pierre Arditi et Jérôme Prieur évoquent la singularité de Pierre Zucca homme et cinéaste.

    * LA PHOTOGRAPHIE DU PLAISIR (10 mn) :
    Sur un texte lu par Sylvie Zucca et au gré de nombreuses photographies de films de François Truffaut, Georges Franju, Louis Malle ou encore Jacques Rivette, une rétrospective sur la carrière de Pierre Zucca photographe de plateau.



  • DVD 3
    ROUGE-GORGE
    (1984 - 1h43)

    Sujet:
    Reine, 17 ans, profite de l’absence de son père, homme d’affaires, pour tenter de percer les secrets dont il s’entoure. Secrets qui la fascinent et qui la terrifient. D’où vient l’argent dont il la couvre, quels sont ses rapports avec la bande de jeunes garçons conduite par Charles, qui est Marguerite ?
    Avec: Philippe Léotard, Victoria Abril, Fabrice Luchini

    BONUS:
    *Le Secret De Monsieur L
    (1985 – Couleurs – 59 mn) : un téléfilm de Pierre Zucca avec Pierre Arditi, Michel Bouquet, Irina Brook


  • DVD 4
    ALOUETTE, JE TE PLUMERAI
    (1987 - 1h30)

    Sujet:
    Hospitalisé pour une maladie invérifiable, Pierre Vergne, 60 ans, persuade une jeune aide-soignante de le recueillir chez elle, pour mourir dans la douceur d'une famille retrouvée. Très vite, il se révèle en pleine forme, plutôt voleur et beau parleur, sans un sou et vivant grâce au carnet de chèques volé à son fils...
    Avec: Claude Chabrol, Fabrice Luchini, Valérie Allain

 

FICHE TECHNIQUE


3 DVD 9 et 1 DVD 5 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS
Versions Françaises Originales
Format 1.66 respecté – 16/9 compatible 4/3 – Couleurs

FILMOGRAPHIE PIERRE ZUCCA (SOURCES: ALLOCINÉ)

Réalisateur, Acteur, Scénariste, Photographe de plateau français
Né en 1943 - Décédé le 15 Janvier 1995

R É A L I S A T I O N
Porte de Bagnolet (1993)
L'Orient mirage de l'Occident (1990)
Alouette je te plumerai (1988)
Rouge-Gorge (1985)
Balthus (1981)
Roberte (1977)
Vincent mit l'âne dans le pré (1976)


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